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L’Europe nous demande notre avis pour l’"après Kyoto", profitons-en !

mardi 12 août 2008, par ODW

Pour l’après-Kyoto, l’UE demande l’avis des citoyens. La Commission a lancé une consultation publique sur Internet, ouverte à tous. (d’après l’article d’Olivier le Bussy dans La Libre)

Citoyens européens, à vos claviers, l’Europe sollicite votre avis. Adoptés en 1997, le protocole de Kyoto, et les objectifs qu’il avait fixés en matière de lutte contre le réchauffement climatique, viendront à échéance en 2012. L’an dernier, la communauté internationale a décidé, à l’issue de la conférence de Bali, en Indonésie, qu’un nouvel accord international sur ce brûlant dossier devrait être adopté fin 2009, lors du sommet de Copenhague, au Danemark.

A la veille de ce rendez-vous, la Commission européenne a lancé une consultation publique sur Internet invitant les parties prenantes —industries, ONG environnementalistes, syndicats,...— mais aussi les citoyens lambda à donner leur avis sur l’approche que l’Union doit adopter dans la perspective de la conclusion de ce nouvel accord. "Il importe que nous fassions appel aux connaissances et à l’expertise des différentes parties prenantes de l’Union européenne pour élaborer notre contribution à ce débat" a déclaré le commissaire européen à l’Environnement Stavros Dimas.

"Cette consultation publique est un processus normal qui a déjà été employé par la Commission lorsqu’elle devait prendre des décisions sur des dossiers importants" explique Barabara Helfferich, porte-parole du commissaire Dimas. Les internautes sont appelés à donner leur avis sur une dizaine de questions relatives à "l’après-2012". L’objectif de réduction de 50 pc des gaz à effet de serre à l’horizon 2050 (par rapport à 1990) est-il pertinent, compte tenu des efforts accomplis (ou pas) jusqu’ici et des connaissances scientifiques actuelles ? Comment répartir l’effort entre les pays développés (l’UE a adopté une position volontariste en décidant unilatéralement de réduire ses émissions de 20 pc d’ici 2020, de 30 pc en cas d’accord international) ? Quelle part du fardeau devront supporter les pays en développement ? Comment développer la coopération technologique et financière entre les premiers et les seconds ? Financer la lutte contre le réchauffement climatique ? S’assurer que les pays respecteront leurs engagements ?, etc.

Groupes de pression

La synthèse des réponses collectées entre le 4 août et le 29 septembre pourrait prendre "un mois ou plus" indique la Commission. "Nous ne serons pas obligés de prendre toutes les réponses en compte, explique Barbara Helfferich. En fonction de ce que nous recevrons, nous verrons si nous devons examiner de nouveaux aspects, si certaines tendances se confirment, et quelles conclusions nous devons en tirer."

L’exécutif européen dit également ne pas craindre que des groupes de pression "noyautent" cette consultation ouverte à tous pour faire valoir l’opinion de l’une ou l’autre partie. Et ajoute que les lobbyistes n’ont pas attendu le lancement de la consultation publique pour faire connaître les doléances et propositions à l’exécutif européen. "C’est plutôt bien d’avoir lancé une consultation sur ce sujet, même je ne pense pas qu’elle soit vraiment dirigée vers le grand public , estime Jorgo Riss, directeur du bureau européen de Greenpeace. Ça donne une idée de l’état des débats. Mais il faudra voir ce que la Commission fera des résultats. A la suite de ce genre de consultations, il arrive qu’elle prenne une décision sans justifier comment les différentes contributions ont pesé sur celle-ci", ajoute-t-il, prenant l’exemple du dossier sur la transparence des lobbyistes . "La légitimité de ce type d’exercice, c’est de donner une réponse aux gens qui ont donné du temps pour y prendre part."

http://ec.europa.eu/yourvoice/ipm/forms/dispatch?form=climatepost2012

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